La régie municipale d’électricité de Toulouse exploite l’usine hydroélectrique du ramier, le barrage mobile et les chaussées. L’énergie produite est vendue à EDF.
La Régie Municipale d’Electricité de Toulouse assure la maintenance et l’exploitation des postes HTA de la ville et réalise des travaux d’électricité à la demande des différents services municipaux.
La Régie effectue les demandes de raccordements des bâtiments de la ville auprès de EDF (Tarif bleu, jaune et vert) et en assure le suivi administratif et technique.
L’usine hydroélectrique du Ramier est l’héritière des moulins du Château Narbonnais (le Château Narbonnais se situait à l’emplacement de l’actuel Palais de justice de Toulouse). Les moulins du Château Narbonnais eux-mêmes étaient situés au niveau du Port Garaud, et rejetaient les eaux turbinées dans leur canal de fuite, appelé la Garonnette (qui n’existe plus et est devenu aujourd’hui la rue de la Garonnette).
Ce moulins à farine furent construits à partir de 1183 avec l’accord du comte de Toulouse Raymond V. A cette occasion fut fondée une des plus vieilles sociétés par actions au monde, qui regroupait les « pariers » (= actionnaires) du Château détenant des « ucheaux » (= parts ou actions) de l’entité propriétaire des moulins, à l’instar du modèle des moulins du Bazacle situés en aval.
À la suite de la rupture de la chaussée de la Cavaletade en 1900, la société fit faillite et les installations furent reprises par la ville de Toulouse en 1902. C’est la ville qui construira ainsi, avec l’aide de l’Etat, la centrale hydroélectrique du Ramier, entre 1917 et 1922.
Etant détenue par une collectivité, l’installation hydroélectrique du Ramier ne sera pas nationalisée en 1946, lorsque tous les moyens de production privés (dont l’usine du Bazacle) sont regroupés et nationalisés pour créer EDF.
L’usine du Ramier, en raison de sa puissance, est devenue une concession électrique d’Etat, appartenant à l’Etat français et concédée à la ville de Toulouse qui en confie l’exploitation à sa Régie. Cette concession a été renouvelée en 2007 pour une durée de 40 ans.
L’usine hydroélectrique du Ramier constitue l’outil de production historique de la Régie. C’est cette expérience de la production électrique qui a permis à la Régie de développer, mettre en service et exploiter d’autres projets :
Rachat par la ville de Toulouse des Moulins du Ramier du chateau narbonnais, à la suite de la rupture de la chaussée de la cavaletade. (Ces moulins étaient établis en fonction d’une charte du 12ème siècle.)
Début de la construction de l’usine hydroélectrique du ramier avec l’aide de l’état.
Mise en service de l’usine.
Production et distribution d’énergie en régie directe par la ville de Toulouse. (Eclairage et force motrice pour les établissements municipaux- Force motrice uniquement pour le public).
4 décembre, Création d’une régie autonome suivant les dispositions du décret du 8 octobre 1917.
R.M.E.T (Régie municipale d’électricité de Toulouse). Cette régie de distribution est également chargée de l’exploitation de l’usine.
Convention entre la sociéte toulousaine du bazacle (S.T.B), la ville de Toulouse (V.T) et R.M.E.T sur le partage de la distribution de l’énergie électrique sur le territoire de la commune.
8 avril, Loi de nationalisation qui substitue E.D.F à S.T.B.
3 avril, Concession d’une distribution d’énergie électrique à E.D.F. Convention entre E.D.F et V.T – R.M.E.T.
4 décembre, nouvelle Concession de distribution d’énergie électrique à E.D.F.